Olivier Becht

Ses constats

Un modèle de société
qui s’effrite

Comme bon nombre de Français, Olivier Becht constate que notre pays fleurte aujourd’hui avec les limites de son propre système – un modèle dépassé, qui ne correspond plus à notre situation actuelle. Qu’il s’agisse de notre rayonnement à l’international, de notre démographie, de notre système de santé, de l’enseignement et de la recherche, de notre industrie, de notre commerce, ou encore du sentiment croissant d’insécurité, tout semble être sur le déclin.

Olivier Becht prononçant un discours devant les drapeaux français, allemand et européen
Olivier Becht avec des exposants sur un salon professionnel

Nous sommes 27èmes au classement PISA 2026, tant en mathématiques qu’en compréhension écrite et en culture scientifique. Notre système de santé, autrefois pris comme modèle dans le monde entier, est désormais à l’agonie, avec un accès aux soins de plus en plus difficile, et des hôpitaux en grande difficulté.
La France a connu en trois décennies un immense déclassement sur le plan de la sécurité, mais aussi de son influence politique et militaire. Nos capacités de défense se sont considérablement affaiblies. Nous sommes passés de 1200 chars en 2000 à seulement 220 en 2025, et de 540 avions de chasse à 230 sur la même période. Et pourtant, nous disposons d’une armée professionnelle, dont le savoir-faire et l’engagement méritent des moyens à la hauteur de leurs ambitions.

L’insécurité a explosé, avec une augmentation de plus de 40 % des violences en vingt-cinq ans.

Nous assistons à un véritable déclin agricole et commercial, ainsi qu’à une disparition progressive de notre industrie : près de 330 000 exploitations agricoles de moins en vingt-cinq ans, et une part de l’industrie passée de 20 % en 2000 à 10-11 % en 2025. Sans compter une dette d’État qui ne cesse d’augmenter pour financer un système qui n’est plus du tout adapté à notre situation actuelle.

Olivier Becht en gilet pare-balles aux côtés de gendarmes
Policiers en tenue d’intervention dans une rue commerçante

Du point de vue géographique, notre société est fragmentée entre la France des métropoles, la France d’Outre-mer, la France des villes moyennes, la France des quartiers, et la France rurale. Or, dans cette fragmentation, c’est toute la cohésion nationale qui est en jeu. Nous ne pourrons nous extraire de la morosité sans retrouver des projets et des engagements communs.

Le modèle social est aujourd’hui déshumanisé et injuste. Pourtant, chacun a droit à une protection qui le couvre, de la naissance à la mort, contre tous les risques. Ces risques sont aussi humains : faute de moyens et de cohésion, certains établissements qui accueillent nos aînés sont devenus de véritables mouroirs, où des milliers de personnes sont laissées à elles-mêmes.

De même, la baisse de la natalité est une donnée primordiale, car c’est le moteur même de la France qui est en crise. Sans espoir en l’avenir, sans moyens financiers, humains ou logistiques, les Français n’envisagent plus de faire des enfants – sans compter une éco-anxiété qui hante l’inconscient collectif.